L’Espagne

Institutions politiques :

L'Espagne appartient comme l'Angleterre, aux monarchies parlementaires d'Europe de l'Ouest. A cet égard, elle a à sa tête un roi, Juan Carlos, garant paradoxal de la démocratie. Celui-ci nomme le Premier ministre, le chef de file du parti majoritaire aux Cortes. Les Cortes représentent le pouvoir législatif. Il s'agit de 2 assemblées : le Congrès des Députés avec ses membres élus au suffrage universel pour 4 ans, et le Sénat. L'Etat espagnol est fédéral c'est à dire qu'il a délégué certains pouvoirs aux gouvernements locaux, les Communautés autonomes. Elles sont au nombre de 17, parmi lesquelles l'Andalousie, l'Aragon, les Canaries, la Vieille Castille, la Communauté de Madrid, la Galice… Ces Communautés autonomes possèdent une autonomie propre, une constitution interne, une assemblée locale. Elles sont compétentes en matière d'aménagement du territoire, d'environnement, de chemins de fer, de développement économique et de culture. Le castillan est la langue officielle et le basque, le galicien et le catalan sont reconnues comme langues co-officielles dans les régions concernées.

 

Histoire :

L’Espagne est une terre peuplée au néolithique par les Ibères, puis par les Phéniciens relayés par les grecs au 6ème siècle avant J.C. Les Carthaginois leur succèdent mais doivent s’incliner devant les armées romaines qui assurent la suprématie de l’Empire romain sur l’Espagne de 218 av. J.C, à 409 après J.C, date de l’invasion des Wisigoths. La religion catholique s’étend alors sur l’Espagne, jusqu’aux invasions arabes qui voient accéder au pouvoir le calife de Cordoue. La culture très avancée des arabes autorise alors une coexistence pacifique des trois religions monothéistes pendant 7 siècles. Mais cette concorde est brisée par la mise sous tutelle de l’Espagne, qui devient un des territoires du Saint Empire romain germanique dont le plus glorieux héritier se nomme alors Charles Quint. Celui-ci pour unifier son royaume chasse les juifs d’Espagne et tente de convertir les Maures. Cette fin du 15ème siècle est marquée du sceau de la terrible Inquisition. Les conséquences de la fuite des juifs et des Maures est catastrophique économiquement comme culturellement.

Le premier 16ème siècle ignore que le déclin est déjà en œuvre en Espagne, en pensant fonder son développement sur les colonies américaines. Pourtant, dès 1588, la défaite navale de l’Invincible Armada face aux Anglais ainsi que les pertes territoriales que subit l’Espagne marquent la fin du Siècle d’Or. Au 18ème siècle, la guerre de Succession d’Espagne voit s’imposer les Français. Les Bourbons organisent alors la centralisation du royaume et abolissent les privilèges accordés jusqu’alors à certaines provinces. Cette réorganisation de l’Espagne lui permet de tenir tête à Napoléon et de le repousser définitivement en 1813 avec l’aide des Anglais.

Dans le même temps, les Cortes de Cadix promulguent une Constitution, c’est la Première république espagnole. Mais le 19ème siècle voit vite réapparaître les conflits internes qui facilitent le retour des Bourbons en 1874. Ceux-ci ouvrent le pays au libre échange, alors que se forment des mouvements ouvriers anarchistes très puissants. Ces derniers parviennent à organiser une grève générale à Barcelone en 1909. Ces mouvements terroristes inquiètent l’opinion, et à la faveur de la crise économique, un putsch de généraux parvient à renverser le pouvoir en l’Espagne, après une guerre de trois ans ( 1936 à 1939 ) contre les républicains.

Commence alors le début de la régence de Franco. Celui-ci oriente d’abord une Espagne ruinée par la guerre vers ses idéaux passéistes incarnés par l’église catholique, le corporatisme et l’exaltation d’un passé mythifié. Cependant, face au retard économique de l’Espagne, il consent à ouvrir le pays dans les années 1960, parvenant à produire un " miracle économique ". Cependant, son régime doit céder la place aux monarchistes emmenés par le roi Juan Carlos. Celui-ci loin de chercher à restaurer le pouvoir royal fait voter un corpus de loi qui rétablit la démocratie en 1976. De 1982 à 1996, l’Espagne est gouvernée par les socialistes. Depuis 1996, c’est le parti conservateur qui est au pouvoir.

 

Géographie

-superficie, relief…

Avec une superficie de 505 957 km2, l'Espagne est le troisième plus vaste pays d'Europe, derrière la CEI et la France. L'Espagne représente 80 % de la péninsule Ibérique, mais aussi les îles Baléares en Méditerranée, les îles Canaries dans l'océan Atlantique, ainsi que deux enclaves dans le nord du Maroc. "Spania", le pays des lapins, comporte une variété de paysages liée à des reliefs variés. On peut distinguer trois espaces très différents.

L'Espagne des montagnes et des vallées qui s' étend surtout au nord, avec des montagnes orientées Est-Ouest qui strient le territoire espagnol : les Pyrénées, les monts Cantabrique, les vallées du Duero, de l'Ebre, du Tage, et enfin la Sierra Nevada qui renferme le point culminant du pays. L'Espagne des plateaux a pour essentiel représentant le plateau central de la Meseta au sol rouge et ocre à cause des affleurements rocheux du socle. Enfin, il faut compter avec l'Espagne méditerranéenne où alternent régions sableuses et marécages, les "marismas". On peut aussi mettre à part les archipels, à l'instar des Canaries où les plages de sables fins sont surplombées par de hautes montagnes souvent enneigées à leurs sommets.

 

-climat

L'Espagne appartient aux pays sous climat tempéré mais déjà avec des influences méridionales prononcées qui expliquent les étés secs, les hivers doux, le fort taux d'ensoleillement et la faiblesse des précipitations. Pourtant certaines régions sont assez loin de ce climat. C'est le cas du Nord du pays, la Galice et le Pays Basque, qui connaît des influences océaniques importantes et du même coup, des précipitations qui ne sont jamais inférieures à 600 mm par an. A Saint-Jacques de Compostelle, la pluviométrie enregistre des volumes de 1650 mm pour les années les plus arrosées.

Les amplitudes thermiques sont ici assez réduites, avec 10°C en janvier et 19°C en août à La Corogne. Rien à voir avec l'intérieur du pays où le climat est plus continental : été chaud et hiver frais. A Madrid on enregistre des variations de température de 20°C entre l'été et l'hiver. Sur les 4000 kilomètres de littoraux que compte l'Espagne, on relève une certaine unité climatique avec une frange côtière au climat doux et un arrière pays très aride où on relève de petits déserts. Les températures augmentent également à mesure qu'on descend la côte : il fait 16,5 °C en moyenne à Barcelone et 18,5°C à Malaga.

 

-démographie

A l'aube du troisième millénaire, on recense près de 40 millions d'Espagnols, ce qui, ramené à la superficie du pays, représentent une densité faible de 76,8 hbts/km2. Cette faible densité est en partie due à l'absence de fortes poussées démographiques à cause d'un taux de mortalité qui est longtemps resté élevé. L'Espagne a pourtant semblé vouloir combler son retard dans les années 1960 et 1970, en conservant une croissance de la population supérieure aux autres pays européens qui connaissaient déjà un important ralentissement des naissances.

En 1981, l'Espagne affiche encore une croissance démographique de 1,1 %. Mais en 10 ans, l'Espagne rejoint ses voisins nordiques et présente dès le début des années 1990, un taux de croissance démographique de 0,2 %. Le corollaire systématique de ces chiffres est un vieillissement de la population qui est encore modeste compte tenu de la forte représentations des 20 à 40 ans. Dans le même temps la répartition de la population sur le territoire a changé. Madrid a perdu une partie de son pouvoir d'attraction, et la capitale se retrouve quelque peu isolée au centre du pays. A contrario, la population se concentre de plus en plus sur les villes littorales. Rappelons que 55 % de la population vivent en Andalousie, en Catalogne, dans la région de Madrid ou dans celle de Valence.

 

-Villes :

L'Espagne est un pays fortement urbanisé avec 78,7 % de la population dans les villes. Ces villes ont profité d'un fort exode rural ces 40 dernières années pour asseoir leur développement. Entre 1960 et 1990, ce sont plus de 7 millions d'Espagnols qui sont passés de la campagne à la ville. A la tête du réseau urbain, on trouve Madrid, la capitale populaire, symbole de la culture espagnole. Avec ses villes périphériques, elle concentre 20 % de la population du pays.

Barcelone et ses 1,6 millions d'habitants est la capitale économique du Nord. Son port en a toujours fait une ville commerçante qui bénéficie aujourd'hui de son cadre de vie et de son architecture pour attirer touristes et migrants de l'Europe du nord.

Valence a su s'imposer dans la hiérarchie urbaine avec 750 000 habitants et une aire d'influence importante sur les régions agricoles alentours. Saragosse bénéficie pour sa part de sa position de carrefour, tandis que Murcie demeure une ville fortement industrielle. La trame urbaine est très développée en Andalousie avec Séville, Malaga, Cordoue et Grenade.

Dans le Nord-Ouest Vigo, Gijon et La Corogne forment une trame urbaine de second ordre. Enfin, on assiste au renforcement des villes satellites de Barcelone qui profitent de la meilleure répartition des activités sur l'ensemble de l'agglomération.

 

Formalités :

-Partir

En tant que membre de la Communauté européenne, vous n’avez besoin que d’une carte d’identité valide ou d’un passeport pour vous rendre en Espagne. Votre permis de conduire est reconnu dans tous les pays de l ’Union européenne. Si vous souhaitez importer votre véhicule en Espagne, il vous faudra acquitter des droits de TVA et immatriculer votre véhicule dans le mois qui sui son arrivée. Pour vous loger, renseignez-vous dans les journaux qui comportent des annonces de particuliers : El Pais, ABC, El Merando… Vous avez plus de chance de trouver un logement intéressant par ces annonces de particuliers à particuliers qu’en passant par les agences immobilières. Les conditions de bail sont les suivantes : vous devez acquitter 2 mois de caution et un mois d’avance à l’arrivée, et vous devez respecter un préavis de 3 mois au départ.

-Travailler

Si vous prenez un emploi pour moins de 3 mois, vous n’aurez besoin ni de carte de travail ni de carte de séjour. Au delà, il faut vous présenter aux autorités compétentes, munis de l’original de votre carte d’identité et d’une photocopie, de 3 photos d’identité, et éventuellement d’un certificat médical si on vous le demande.

Votre demande vous donnera droit à un récépissé comportant votre numéro NIE ( Numéro d’identification des étrangers ), dans l’attente de votre carte qui vous sera communiqué 3 mois plus tard. Cette carte vous autorise à vous inscrire sur les listes du recensement municipal, et à obtenir alors le droit aux prestations sociales ainsi que le droit de vote aux élections municipales et européennes. Cette carte est valable pour la durée de votre contrat de travail.

Ce dernier doit indiquer les rémunérations, sachant que le salaire minimum est de 62 700 pesetas. Vous avez aussi droit à 30 jours de congés minimum et aux 14 jours fériés de l’année.

Vos chances de trouver un emploi seront les plus fortes dans les secteurs du tourisme, du secrétariat bilingue, et dans la gestion des productions. Sachez toutefois que le taux de chômage est de 14,5 % et que les Espagnols seront privilégiés à compétences égales. La semaine de travail est de 40 heures, avec un déjeuner tardif vers 14H et une fin de journée vers 19H.

Pour toucher vos allocations chômages en Espagne, il vous faut faire un transfert de dossier en obtenant le formulaire E303 auprès de votre ANPE.

Economie :

-Fiscalité :

Une convention fiscale a été signée en 1995 entre la France et l'Espagne afin d'éviter aux personnes concernées une double imposition. Le système fiscal espagnol s'inscrit dans le modèle de l'impôt progressif, c'est à dire que son taux varie en fonction du revenu. En Espagne, tout résident devra s' acquitter de l'impôt sur le revenu, le cas échéant de l'impôt sur les sociétés et sur la fortune, ainsi que des impôts locaux dits "municipaux" de d' "administration locale pour les services publics".

Il n'existe pas en Espagne le système du quotient familial, toutefois votre situation de famille peut vous donner droit à des crédits d'impôts. Rappelons également qu'une personne physique résidente en Espagne y est imposée sur la totalité de ses revenus, que ceux-ci soient de source espagnole ou étrangère, sauf si des conventions internationales s'y opposent.

 

- Coût de la vie :

Votre budget pourra varier selon les régions au sein desquelles vous résiderez. A Barcelone, comptez 1350 euros par mois pour un célibataire, 40 % de cette somme devant couvrir les frais de logement, et 3000 euros pour un couple, dont 30 % consacrés au logement. A Madrid, ce sera 150 euros de moins pour une personne seule et 500 euros de moins pour un couple. Par contre, à Séville, un célibataire doit compter près de 1900 euros par mois pour vivre. Avant de trouver un logement, il faut attendre en moyenne de 2 semaines à un mois. Certains quartiers sont plus propices à l'installation que d'autres : le Guecho à Bilbao, les Perdables à Barcelone, le centre ville à Séville…

-Monnaie :

La monnaie espagnole est le peseta. En juillet 2001, 1euro vaut 167 pesetas, et 1 franc 25 pesetas. En somme, 1 peseta équivaut à 0,039 francs.

 

-Indicateurs économiques :

Le PIB de l'Espagne s'élève à 498 milliards de dollars, soit un PIB par habitant de 14 697 $. Ces bons chiffres sont en partie dus à la forte croissance qui a suivi l'entrée de l'Espagne dans la Communauté Economique Européenne en 1986. Les mesures d'ajustement qui ont alors été consenties ont permis de restructurer l'industrie ( vente de SEAT au groupe Volkswagen …) et de réorganiser les services publics, au prix souvent de désastres sociaux.

En effet, le taux de chômage de l'Espagne est très préoccupant puisqu'il atteint aujourd'hui 15 % de la population active. Notons que l'entrée dans la CEE a surtout contribué à renforcer les échanges commerciaux. En 2000, 68 % des exportations espagnoles et 61 % de ses importations concernaient les pays de l'Union. De plus, le moindre coût de la main d'œuvre en Espagne et la bonne formation des salariés permet de plus en plus de délocalisations d'unités de production de firmes nord-européennes sur le territoire espagnol.

 

-Agriculture :

L'Espagne demeure un pays encore très rural puisque 10 % de la population active sont employés dans le secteur primaire, ce chiffre atteignant même 17 % dans la région de Séville. Le visage de l'agriculture espagnole du début du nouveau millénaire n'est pas très neuf. D'un côté, on trouve de grandes exploitations d'agriculture extensive ( Andalousie, région de Valence), et de l'autre, une foule de petites exploitations intensives ( nord-ouest ).

Les productions méditerranéennes comme l'huile d'olive, les agrumes, le vin, les produits de la huerta, restent prépondérants. Les agrumes représentent à eux seuls 17 % des exportations de produits agricoles, les légumes 12 %, et l'huile et le vin plus de 8 %. D'autres spécialités se sont également développées : les crustacés, le soja, le maïs, le café.

On peut distinguer 4 types de cultures différentes selon les régions. Dans l'Espagne des montagnes, on trouve surtout des terrains de parcours pour le bétail. Au nord-ouest, l'humidité du climat permet l'élevage, tandis que plus au sud commencent les cultures arbustives telles que les oliviers, les amandiers… Sur le littoral méditerranéen enfin, les cultures sur terres sèches, en secano, autorisent le vin et les céréales grâce à l'irrigation. L'Espagne est également le second plus gros producteur européen de produits de la mer avec 1,3 millions de tonnes produites par an.

 

-Industrie :

L'industrie espagnole peut s'appuyer sur des ressources minières importantes avec du plomb, du cuivre, le mercure d'Almaden, et le fer de Biscaye. Ce dernier a permis le développement d'une métallurgie importante mais qui connaît de nombreux problèmes de modernisation à l'image de Ensidesa dans les Asturies.

La pétrochimie de Tarragone, la machine-outil du Pays Basque, la construction navale en Galicie ou le textile en Catalogne sont autant de spécialités régionales qui perdurent malgré la concurrence des nouveaux pays industrialisés ( NPI ) tels que la Corée du Sud ou le Brésil. Mais le secteur qui a connu le plus grand dynamisme ces dernières années est sans doute l'automobile où l'Espagne se classe au 5ème rang mondial avec 1,8 millions d'unités produites dont la moitié pour l'exportation. Notons aussi l' engouement dans les années 1990 pour la téléphonie mobile qui a assuré la prospérité de Téléfonica.

 

-Services :

Le tertiaire s'est beaucoup développé grâce aux nombreux salons internationaux organisés en Espagne ces dernières années et spécialement à Barcelone, Las Palmas, Séville ou Madrid. Le secteur des assurances et des banques est traditionnellement très important en Espagne ( Banco Central, Banco de Bilbao…) mais aujourd'hui une bonne part de la prospérité du secteur tertiaire vient du tourisme.

La tradition touristique de l'Espagne remonte à 1930, à l'exotisme et au climat favorable de la Costa Brava, du Pays Basque, de Majorque ou de l'Andalousie. En un demi siècle on est parvenu à un tourisme de masse qui place l'Espagne au premier ou second rang ,selon les années, des destinations touristiques mondiales avec 61 millions de visiteurs par an. Le tourisme représente ainsi 10 % du PIB du pays et autant pour l'emploi. Les destinations les plus prisées sont les Baléares, la Catalogne, les Canaries, et l'Andalousie.

 

Culture :

L’espagnol est pratiqué par 300 millions de personnes de par le monde et elle est langue officielle dans 22 pays. En Espagne, la langue officielle est le castillan, mais d’autres langues sont reconnues co-officielles dans leurs provinces d’origine : le galicien, le basque, le catalan. En Espagne, le sport est une passion nationale notamment le sport roi, le football qui draine chaque semaine des centaines de milliers de spectateurs dans les stades, dont le célèbre stade Santiago-Bernabeu à Madrid. La tauromachie est plus qu’un sport ; elle est considérée comme un art. Cette tradition autrefois noble, devenue plébéienne au 18ème siècle est surtout le fait de l’école de Séville et des grands toréadors qui en ont fait la réputation : Monolete, Ordonez.

Les Espagnols sont également très friands de sortie nocturne, le dîner étant généralement servi vers 22 heures.

-Gastronomie :

L’Espagne possède une tradition culinaire qui varie selon les régions. Tout le monde connaît les tapas, ces assortiments de charcuterie, de fromages, d’olives ou de calamars baignés d’huile d’olive. La paella, mélange de riz, de fruits de mer ou de viande, est également un plat national succulent. Dans le nord de l’Espagne, on trouve des spécialités d’anguilles et de calamars, tandis qu’à Séville règne le gazpacho, une soupe de tomates, de concombres et de poivrons crus. Dans le centre, on mange de la viande grillée et du jambon, ainsi que des tortillas, c’est à dire des omelettes froides.

Pour accompagner ces mets, vous pourrez boire un vin de Xérès ou de Rioja.

 

-Criminalité :

Attention, si vous vous rendez dans le Pays basque espagnol, veillez à garer votre voiture dans un garage fermé si votre véhicule est immatriculé en France. Cette mesure de sécurité est surtout valable la nuit afin d’éviter une éventuelle dégradation de votre véhicule. Plus généralement, il vous faudra vous méfier des vols à la tire notamment dans les quartiers madrilènes de Collao Puerta del Sol et du parc du Retiro. En Andalousie, la délinquance est également en progression ces dernières années. Cependant l’Espagne reste un pays calme au niveau de la criminalité.

 

-Religion :

La population espagnole est composée à 97 % de catholiques avec seulement 0,4 % de protestants. Cependant, ces chiffres ne doivent pas cacher une forte baisse du sentiment religieux attesté par la diminution des vocations sacerdotales. Une religion plus personnelle se développe, exploitée parfois par des sectes telles que l’Eglise de Palmar de Troya.

 

-Fêtes :

En Espagne, vous aurez droit à 14 jours fériés grâce aux 12 fêtes nationales et aux 2 fêtes régionales. Parmi celles-ci, vous pouvez compter sur le Nouvel An, le 6 janvier, Pâques, le Vendredi saint, le 1er mai, la Pentecôte, le 15 août, le 1er novembre le 6 décembre ( Constitution ), le 8 décembre ( fête de l’Immaculée conception ), et le 25 décembre. D’autres fêtes ont lieu selon les provinces : le 28 février pour la Constitution d’Andalousie est célébré à Séville tout comme la San José le 19 mars. A Bilbao, on fête le 25 juillet les saints patrons de la ville, tandis qu’à Barcelone, Jean est à l’honneur le 24 juin.

 

Communications :

Pour vous rendre en Espagne vous pouvez utiliser l’avion grâce à Air France ou Iberia. Il existe aussi beaucoup de vols de charters, l’Espagne étant la première destination mondiale de charters. Le train permet également de joindre Paris à Madrid en 14 heures et Paris à Barcelone en 11 heures. Le réseau de transport intérieur de l’Espagne est bon. Les trains sont réguliers et assez ponctuels. Par ailleurs, leurs tarifs sont raisonnables. A l’intérieur des grandes villes comme Madrid, Barcelone et Bilbao, vous trouverez un métro aux départs fréquents. Enfin, il vous reste la route, et notamment les très bonnes autoroutes espagnoles qui relient toutes les grandes villes. Mais gare aux excès de vitesse ( 120 km /h sur autoroute, 50 km / h en ville ) car les policiers sont très présents et très strictes.

Pour appeler depuis l’Espagne il vous suffit d’entrer dans une agence Telefonica ou d’acheter une carte de téléphone dans un bureau de tabac et de vous rendre dans une cabine. Les liaisons postales sont normales. Comptez 2 à 5 jours pour les principales villes.

 

Santé :

-espérance de vie, système de santé :

L’Espagne a longtemps accusé un retard en matière de soins, comme l’avait rappelé la tragique " grippe espagnole " qui avait fait plus de 20 millions de morts lors de la Première guerre mondiale ! Aujourd’hui pourtant, la mortalité infantile a chuté et l’espérance moyenne de vie atteint les 77 ans. Si vous vous rendez en Espagne, vous n’êtes pas tenu de faire de vaccins particuliers, mais assurez-vous toutefois que vos vaccins contre le tétanos, la poliomyélite, les hépatites A et B, sont encore valables.

En Espagne, les soins médicaux dépendent de l’INSALUD qui gère les cotisations obligatoires de sécurité sociale. Si vous ou votre employeur ne vous fait pas cotiser au fonds d’assurance maladie espagnol, il vous est recommandé de souscrire à une assurance maladie privée.

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